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Les anciennes photos de la Une #4

Tempête de Neige sur Montréal

Tempete vieux port
Montréal, 08 Mars 2008 – Tempête sur le Port

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Il y a plusieurs façons de voir une tempête de neige.

C’est une question de point de vue. Enfermé dans la maison à angoisser sur le petit bout de fin du monde qu’on voit tomber. Dehors, avec assez de recul pour voir c’est quoi de la neige qui tombe sur la ville.

Pour moi ce fut en face du Vieux-Port avec beaucoup d’espace entre chaque flocon.

C’est moins angoissant.

Laurent Boursier

 

Nouveau Parc à Neige de Montréal

parc à neige
Montréal, 24 Mars 2008 – Parc à Neige de Montréal

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Ne cherchez plus ! L’argent de nos taxes est ici. Au Parc à Neige Turcot !

Deux immenses montagnes de neige, d’une hauteur de 2 étages sur 1 km de long, s’étendent sur ce terrain vacant à proximité de l’Échangeur Turcot. Les experts estiment qu’il faudra attendre jusqu’au mois de juillet si ce n’est pas plus pour que ça fonde.

Leur calcul est simple: Ça prend10 semaines de temps doux avec de la pluie pour faire fondre 100000 mètres cube de neige, soit l’équivalent de 2 grosses piscines hors terre.

Plusieurs millions de dollars ont été dépensés pour fabriquer ces gros tas de neige.

On a payé pour ça.

Est-ce qu’on va laisser fondre notre investissement sans rien faire? NON !

Exigeons l’ouverture du parc à neige et profitons de l’hiver jusqu’en Juillet!
Laurent Boursier

 

L’héritage de Dinka

Resto Greene
Montréal, 06 Avril 2008 – Le Restaurant Greene

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C’est un des plus anciens restaurants de St-Henri. Il est là depuis 1940.

Le père de Dinka a commencé à vendre des hot-dogs sur le coin de la rue. Par la suite il s’est installé là, coin Greene et Notre-Dame Ouest, à deux pas du Marché Atwater. Il a ouvert le fameux restaurant « Green Spot ».

Dinka a maintenant 83 ans. Elle a hérité du restaurant mais pas du nom. Son père a vendu ce qu’il y avait de plus précieux dans l’affaire : Le fameux nom.

Et question de tourner le fer dans la plaie, Dinka peut voir tous les jours, au travers de sa vitrine, le nouveau « Green Spot » qui s’est installé sur le coin de rue opposé.

Le secret dans tout ça, c’est que, même si ça s’appelle maintenant « Restaurant Greene », tout est resté pareil comme dans le temps chez Dinka.

Je vous en dirai plus bientôt.

Laurent Boursier

Hommage à l’Hiver 2008 !

sculpture neige
Montréal, 14 Avril 2008 – Sculpture de Neige

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Il faut quand même souligner cette hiver exceptionnel que nous avons connu.

Je ne connais pas le nom de l’artiste qui a créé cet obélisque congelé mais, je trouve qu’il a vraiment saisi l’essence du sujet. Il a fait son travail d’artiste, soit de représenter de manière simple et forte, un vécu collectif.

Je trouve même que c’est encore plus de l’art que n’importe quelle croûte à 1 million pendue dans un musée parce que c’est vivant et éphémère comme toute l’émotion que l’oeuvre provoque en nous: La chute violente de la neige, les accumulations, le pelletage toujours à recommencer, les stationnements qu’on ne trouve pas, les roues embourbées, la souffleuse à 3 heures du matin, le gel , le dégel et rechute de neige…puis le soleil, la chaleur, la fonte et l’été.

Bye bye l’hiver !
Laurent Boursier

 

1395 rue Overdale

overdale
Montréal, 14 Avril 2008 – Maison Louis H Lafontaine

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Non il n’y a rien de nouveau dans ce dossier. Cette maison qui était, à l’origine, la maison d’un homme politique canadien influent sur la scène fédérale, Louis Hippolyte Lafontaine (1807-1864) continue sa lente dégradation.

Vous la trouverez en plein centre d’un terrain de stationnement surnommé : L’Ilôt Overdale, ceinturé par René Lévesques Ouest / Lucien-L’Allier / Mackay / Overdale.

De l’avis des explorateurs urbains de Montréal, il y a vraiment juste la facade qui évoque encore un certain style bourgeois de l’époque. Pour le reste, faites le tour, c’est sans valeur. Même à l’intérieur c’est l’insignifiance totale : il n’y a plus rien.

Le statut du bâtiment a été déterminé en septembre 2006 quand l’arrondissement Ville-Marie de la Ville de Montréal en a interdit la démolition et la vente afin de laisser le temps aux instances gouvernementales supérieures de prendre des mesures définitive. Le propriétaire en serait toujours le promoteur immobilier monsieur Robert Landeau de Westmount.

Le temps a passé et ni le gouvernement fédéral, ni le gouvernement provincial, ne se sont précipité au chevet de cette ruine. Alors c’est comme si le film était sur « Pause ».

On se souvient qu’en Juillet 2001, plusieurs groupes d’activistes de divers horizons : anarchistes, punk, itinérants, squatteurs, militants pour le logement social, ont choisi cette maison comme symbole de l’inaction des gouvernements dans la construction de logements sociaux.

Ils ont occupé la maison durant 1 moi. C’est ça le fameux « Squat de l’ilôt Overdale », plus symbolique qu’autre chose car un vrai squat, on y vit vraiment par nécessité.

Il y a toujours les amis de la résidence Loui-Hippolyte Lafontaine, avec à leur tête le sénateur Serge Joyal, qui espèrent qu’on préservera quelque chose.

Bref, occupé ou pas, tout continue de pourir sur l’ilôt Overdale.

Laurent Boursier

 

Go Dogs Go !

chiens canadiens
Montréal, 21 Avril 2008 – Microbe et Whippet

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Je vous présente Microbe et Whippets.

Ce sont deux fervents partisans du club de hockey Les Canadiens de Montréal. Vous les voyez ici lors d’un avant match des séries éliminatoires à l’ombre du Centre Bell, temple où s’immole à qui mieux mieux la Sainte Flanelle.

Et croyez-moi, elle y meurt lentement mais sûrement. Si on les laissait jouer, soyez certains que Microbe et Whippet donneraient leur 110% dans les coins de la patinoire. Ils iraient la chercher la puck, eux !

Malheureusement pour eux, ils ne sont même pas admis dans le temple.

Encore quelques jours et nos deux compères pourront courir après toutes les balles de golf de la terre.

Laurent Boursier

 

La Frontière

triage homa
Montréal, 05 Mai 2008 – Cours de triage à HoMa

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On ne la voit pas en général, mais elle est là. C’est une cicatrice qui du haut des airs montre bien qu’il y a une frontière physique qui marque les limites des quartiers. Ici, la cours de triage qui marque la séparation entre le quartier Centre-Sud et le quartier Hochelaga – Maisonneuve, « HoMa » comme disent les branchés.

Les urbanistes et les géographes vous le diront, c’est normal ; si ce n’est pas une rivière, c’est un rail de chemin de fer qui créent les frontières géographiques. Et que sont les rivières et les rails ? Des voies de circulation et de transport. Ce sont des zones assez « hard » en général parce que c’est là que se cotoyent les zones résidentielles et les zones industrielles.

En général ces 2 zones ne font pas bon ménage. Le contraste est plutôt violent. On est loin du bucolique et du concours d’embellissement. C’est un éternel combat et débat.

On aura beau placer les zones industrielles le plus loin possible, il y aura toujours un promoteur pour vous vendre, pas cher, une maison à proximité d’une usine, d’une autoroute ou d’un rail. Et il y aura toujours quelqu’un pour s’en plaindre…

Laurent Boursier

 

Nunavut 2008

Pond maisons
Montréal, 08 Juin 2008 – 8 Maisons à Pond Inlet

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Pond Inlet, Terre de Baffin, Nunavut, Canada. 1300 habitants.
C’est à dire que c’est peut-être le Canada qui est à Pond Inlet et non Pond Inlet qui est au Canada. Parce que cet endroit que l’on a d’abord nommé Mittimatalik était là bien avant le Canada.

Aujourd’hui, c’est un peu des deux. Les Inuits, eux, le sont un peu moins et ils sont un peu plus Canadiens. Et bientôt, si on n’y regarde pas trop, ça pourrait ressembler à une coquette banlieue transplantée sur la planète Mars. Attention…
Laurent Boursier

 

Rencontre avec des Inuits

4 chanteuses
Pond Inlet, 08 Juin 2008 – 4 chanteuses Inuit

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C’est vraiment une occasion exceptionnelle que j’ai eu  : Voyager au Nunavut au delà du cercle arctique et me rendre à Pond Inlet (Mittimatalik), un des 4 villages les plus au nord du Canada.

Il y a beaucoup à dire sur le paysage et  sur le climat.  Mais il y a encore plus à apprendre et à dire des Inuits qui habitent là-bas.  J’en ai rencontré plusieurs.  je leur ai parlé, ils m’ont raconté.

Fait étonnant, près de la moitié de la population de Pond Inlet a moins de 25 ans.  Il y a beaucoup d’enfants et d’ adolescents.  Ces derniers sont d’ailleurs les plus touchants parce qu’ils sont en même temps des ados, comme partout dans le monde et ils sont tellement fiers  de leur coin de pays et de leur culture.

Il y a ces 4 jeunes Inuits rencontrées à l’école secondaire :  Abbie, Ashley, Taina et Deanna.  Elles ont à peine 15 ans mais elles sont les gardiennes de la mémoire de leur hameau.   Et elles ne sont pas blasées.

Ian basket

Pond Inlet, 03 Juin 2008 – Ian et son cousin
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Les gars eux, ou bien ils jouent du tambour inuit ou il jouent au basket.  Mais ce n’est pas le cas de Ian.  Lui il ne peut pas jouer à rien parce qu’il est tombé en bas du terrain de basket (je vous raconterai…)  et il a le bras dans une attelle pour 1 mois.  Il va trouver le temps long.

Je vous souhaite de monter au nord et de comprendre comment les gens vivent là-bas.
Laurent Boursier

La Maison de l’Aiguilleur

Poste Wellington
Montréal, 10 Juillet 2008 – Poste d’aiguillage Wellington

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Il n’y a pas de truquage, c’est le véritable ciel qu’on pouvait voir ici à Montréal.  Et c’est finalement à l’image de l’été que nous avons.  Pas tellement parce qu’il pleut, on ne bat pas de records.  C’est l’aspect dramatique du phénomène : Arrivée soudaine et massive de nuages très noirs, concert de tonnerre et projections d’éclairs et finalement torrent de pluie.  Avouez qu’on est loin de ces longues journées grises, tristes et déprimantes.  Non, la journée commence bien et ça se gâte en fin d’après midi ou dans le milieu de la nuit.

Pourquoi on a cette météo ?  Pourquoi tous les orages se donnent rendez-vous au dessus du Québec ?

Est-ce que quelqu’un a changé l’aiguillage des nuages?

Laurent Boursier

 

L’ARME GASPÉSIENNE

Desrosiers sans armes
Montréal, 20 Juillet 2008 – Phare du Cap-des-Rosiers

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Ça vaut vraiment la peine de visiter son pays parce qu’on ne le connait jamais assez.  Malgré le prix exorbitant du pétrole et malgré les 400 ans de la Ville de Québec, c’est la Gaspésie que nous avons encore une fois parcouru cet été.

Ce n’est plus pour connaître son histoire.  Ce qui est plus surprenant c’est ce qui s’y passe aujourd’hui.  Comment les Gaspésiens réussissent à tenir le coup malgré l’anémie de leur économie.

Alors qu’on m’a trop souvent reproché de donner une image folklorisée de cette Gaspésie, il me fait plaisir de vous présenter le site du 150 ième anniversaire de la construction du plus haut phare du pays, le phare du Cap D-des-Rosiers.  C’est quand même le signe d’une certaine vitalité.  Les Gaspésiens ne resteront pas à rien faire.

Or l’événement a été un grand succès.  On y aurait même vu Paul Piché !  C’est pas rien.  La seule chose qui m’a inquiété tous le temps de notre présence, c’est l’interdiction des armes sur le site.

Je n’ai pas réussi à obtenir d’explications.

Laurent Boursier

 

UN HÉROS ORDINAIRE

superman
Montréal, 12 Mai 2008 – Superman s’en va travailler

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Les vrais  héros passent inaperçus.  C’est bien connu.  Ils ont beau cacher leur jeu, parfois, il y a des indices, subtils, qui ne trompent pas.  Voyez ici.  C’est Superman.

Il est assurément entre deux interventions.  Certains diront qu’il est négligé. Or personne n’est parfait: La chemise froissée, le bas du pantalon qui retrousse, le trousseau de clés qui pendouille…  Oui,  il a dû rapidement enlever son costume de super héros pour reprendre un aspect plus qu’ordinaire de travailleur de shop, souliers de course, habits d’ouvriers.

Mais, est-ce la fatigue, la double vie, la hausse de la criminalité ou une simple distraction?  Toujours est-il qu’il a gardé son sac à costume avec lui. Distraction !

À moins qu’il ne revienne du pressing…

Laurent Boursier

 

LE MEILLEUR GRAFFITI

vive la greve
Montréal, 21 Septembre 2008 – Les Mots de St-Henri

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Bravo !  Enfin un graffiti qui dit clairement son idée.Parce qu’on en a raz-le-bol de ces griboullis supposément « artistiques ». Ces tags à répétition qui polluent la vue, la vie, la ville et le cerveau ne veulent rien dire.

Rien d’original dans ces slogans ?  C’est vrai. Mais la vie n’a pas changé non plus. Il y aura toujours des travailleurs, des entreprises et le rêve d’améliorer son sort.  Il y en aura toujours  un qui mourra pour ces idées et un autre pour le remplacer.

Ça fait longtemps que je n’avais pas vu un graffiti qui rêve d’un futur.  Ça au moins, c’est nouveau.  Quand au futur de ce graffiti, il est clair.  On le recouvrira bientôt de peinture blanche et les graffiteurs devront recommencer.

Laurent Boursier

 

La ROCHE d’ISAAC

Isaac Aurak
Montréal, 22 Septembre 2008 – Isaac Augiak

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Isaac Augiak, 45 ans…  Comme si je ne le croyais pas, il m’a montré sa carte d’hôpital.

Il habite la rue Ste-Catherine à Montréal.  Il vient de Puvirnituq.  C’est un village du Nunavik situé sur le bord de la Baie d’Hudson au Nord du Québec.  Mais Isaac trouve qu’il est bien mieux à Montréal.

Pourtant, il n’est pas venu de lui-même… enfin, il a eu une histoire… c’était grave, à ce qu’il paraît et ils l’ont envoyé réfléchir dans le Sud.  Quand tout fut fini et oublié, il a décidé de rester.  Depuis, il habite l’Ouest de la ville, assis par terre, accueillant le passant, les yeux plissés par la lumière, un large sourire amusé.

Et il y a la roche de Isaac.

Ce n’est qu’après plusieurs minutes de jasette que j’ai aperçu la roche.  C’est une pierre à savon comme parfois les Inuits en utilisent pour certaines sculptures.  Et c’est là qu’il m’a montré qu’il voulait sculpter un « homme » mais qu’il n’avait plus qu’un tournevis et un exacto sans lame.  Il me demande d’aller lui chercher des lames…
Je suis bien embêté.   Que va-t-il en faire?  Sculpter le premier venu?  Et si je lui apportais plutôt une lime… Va-t-il râper son prochain?

Qu’en pensez-vous?

Laurent Boursier

 

VOTER C’EST ACHETER ? *

Élection gomme
Montréal, 08 Octobre 2008 – Politicien à la gomme

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Un producteur de gomme à mâcher s’est immiscé dans la campagne électorale fédérale  canadienne.  Depuis quelques jours, à Montréal,  on a vu apparaître des affiches électorales presqu’en tout point semblables à celles des différents partis politiques.  Même panneau plastique, mêmes dimensions, graphisme standard avec photo du candidat, son nom en gros…mais là s’arrête l’imitation…

…Couleur rose « gomme baloune », slogan qui dit « ridiculement longtemps » et fait rare, on voit  la main du candidat, un comédien québécois bien connu, voilà pour l’incongru de ce panneau publicitaire.

Parce que c’est un panneau publicitaire dont le message n’est pleinement compréhensible qu’en considérant un ensemble d’informations tantôt commerciales et tantôt politiques. Pour le commerce, faut avoir vu la pub télé pour reconnaître le slogan et le personnage.

Où est le politique là dedans?  Quand par exemple,  le Parti Rhinocéros (ou Néo Rhino)  singe le comportement électoraliste des grands partis politiques, c’est pour démontrer l’absurde de l’exercice politique. On ne peut les prendre au pied de la lettre mais ils nous font réfléchir.

Et dans le cas de ce vendeur de gomme à mâcher, c’est  la même chose. Voyez l’absurde du message : Vendre de la gomme ou vendre un parti politique, est-ce que c’est la même chose ?  Est-ce que ça se fait de la même façon ? Est-ce ça se consomme de la même façon ?  On achète, on mâche, on jete, on en prend une autre ?

Donc Voter c’est Acheter ? On ne peut les prendre au pied de la lettre, mais…
* Je ne sais pas à qui j’ai emprunté le slogan « Acheter c’est voter » que j’ai galvaudé…peut être à Laure Waridel… Merci Laure !  Sinon tu transmettras à qui de droit.

Laurent Boursier

 

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